Reboot to boatloader sous Android, c’est quoi au juste ?

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Habituellement, dans nos articles, nous aimons bien vous présenter quelques astuces et autres tutoriels pour vous faciliter la vie. Mais aujourd’hui, nous avons décidé d’aller un peu plus loin et d’aller attaquer un aspect technique assez mal compris du grand public : le bootloader.

Et pourtant cela peut s’avérer pratique, notamment si vous souhaitez faire un backup de vos données, retrouver un SMS effacé ou une photo supprimée par erreur. Car vous allez pouvoir accéder à des options de root, et donc ouvrir le champ des possibilités sur votre appareil.

Mais reprenons les choses étape par étape, et intéressons-nous au reboot to bootloader.

Le bootloader, késako ?

Avant toute chose, commençons par nous intéresser au bootloader en lui-même. Que se cache-t-il derrière ce nom barbare ?

Pour résumer assez facilement, on peut comparer le bootloader avec le bios de Windows. Il s’agit en fait de la racine du système Android. C’est à cet endroit que vous allez faire toutes les modifications liées au système. Et donc c’est ce qui va permettre d’offrir de nombreuses possibilités qui ne sont pas disponibles nativement.

Pourquoi une telle sécurité ? Si le bootloader était facilement accessible, tout le monde pourrait le modifier. Et pour transformer les fichiers système, il faut un minimum de connaissances, sous peine d’endommager l’appareil. C’est ce qui explique son aspect confidentiel.

Mais à contrario, une fois qu’on le maitrise, le champ des possibles est ouvert. On peut ainsi installer un recovery alternatif pour effectuer des sauvegardes de système, installer des ROMs custom (pour personnaliser le système) ou encore d’autres éléments modifiant de manière interne, Android.

Comment accéder au reboot to bootloader ?

Malheureusement, il n’existe pas de bonne réponse en fonction du constructeur et du smartphone. Tout va dépendre de la stratégie et de la volonté de la marque.

Aux débuts d’Android, les constructeurs n’étaient pas très enclins à déverrouiller le bootloader. Mais heureusement, les mentalités changent, même si cela se fait timidement. En effet, offrir la possibilité d’accéder au bootloader, permet d’accéder aux fichiers système. Et tout mauvaise manipulation peut conduire au blocage de l’appareil. Autrement dit, c’est le taux de SAV de l’appareil qui augmente, ce qui n’est pas pour plaire aux constructeurs.

Il existe trois états possibles pour le bootloader :

  • Verrouillé : dans ce cas, l’utilisateur ne peut pas accéder au bootloader
  • Déblocage manuel : il est possible d’accéder au bootloader via un code/clé de chiffrement et un tutoriel fourni par le constructeur
  • Déblocage automatique : le constructeur offre la possibilité d’accéder au bootloader suite à une mise à jour logicielle

De son côté, Google a d’ailleurs montré l’exemple, avec ses terminaux Nexus (et maintenant Pixel). La firme de Mountain View a toujours ouvert le bootloader de ses appareils. Cela permet notamment à la communauté d’apporter des modifications et améliorations aux appareils. Et il est même possible de re-verrouiller le bootloader à la fin de l’opération pour plus de sécurité.

reboot to bootloader

Quid de la garantie ?

Avant de vous lancer dans ce type de manipulation, c’est un aspect qu’il est nécessaire de vérifier. En effet, en débloquant le bootloader de votre appareil, et donc en accédant aux fichiers système, il y a toujours un risque. Et la modification de ces fichiers peut annuler la garantie sur la partie logicielle.

Il faut donc être prudent et bien se renseigner avant de commencer à bidouiller. Car même s’il est possible de maquiller ses traces, le résultat peut parfois s’avérer assez catastrophique, jusqu’au bricage du téléphone.

Certains constructeurs, comme Sony, bloque le bootloader, mais offre des tutoriels pour l’ouvrir. Cependant, un avertissement est toujours fourni, indiquant que cette manipulation rend la garantie obsolète. D’autres constructeurs sont plus extrêmistes et bloque le bootloader à vie.

bootloader garantie

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